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dimanche 29 décembre 2013

Lecture dans l’esprit de la loi n°13-05 relative à l’organisation et au développement des activités sportives et physiques
 
La loi qui est la base de l’édifice juridique, n’est pas statique, c’est par principe
un texte en continuelle transformation et qui réagit avec son environnement, sa
pertinence et son importance se mesurent par son degré d’adaptation aux
changements qui affectent son domaine, ainsi que de la manière avec laquelle
elle s’applique.
 
Une loi ne se modifie pas au gré des humeurs de ses initiateurs, elle se modifie
quand elle perd de sa capacité de s’adapter aux nouvelles exigences et de suivre
l’évolution des domaines qu’elle couvre, elle obéit à un processus
d’amélioration continue.
 
Le vaste domaine de l’activité sportive et physique est sujet à des mutations et
transformations découlant de la perpétuelle et rapide évolution des techniques et
technologies qui s’y rapportent, ainsi que de nouveaux besoins qui se font
ressentir.
 
Ce domaine est régi et cadré par des textes législatifs et réglementaires, qui
définissent ses principes, ses objectifs et ses règles générales, ces textes doivent
obligatoirement suivre le rythme de cette évolution.
 
C’est ainsi le cas de la loi n°04-10 du 14 aout 2004 relative à l’éducation
physique et aux sports, qui fut lors de sa promulgation, un véritable saut
qualitatif dans l’encadrement de l'éducation physique et des sports, mais qui a
atteint ses limites et ne pouvait satisfaire aux nouvelles exigences découlant du
processus de reforme du système sportif national.
 
Le besoin de reformer la loi 04-10 s’est fait ressentir suite aux difficultés
rencontrées lors de son application et qui la rendaient caduque dans certains cas,
mais aussi la nécessité d’accompagner harmonieusement les nouvelles mutations
économiques et sociales qu’a connues le secteur ces dernières années.
 
La nouvelle loi se veut universelle, dans la mesure où elle définit et cadre toutes
les catégories de sports qu’elle différencie selon leur nature, intensité,
programmes et objectifs et touche à tous les aspects de la pratique sportives.
Certaines, de ses dispositions coercitives témoignent de la volonté des pouvoirs
publics à éradiquer des pratiques qui commencent à prendre de l’ampleur et dont
les conséquences sont fortement préjudiciables au sport, à savoir le dopage, la
violence dans les stades, ainsi que certaines pratiques qui portent atteintes aux
valeurs sportives telles que la corruption et la mauvaise gestion des subventions
publiques.
 
La formation outil de base pour le développement de la pratique sportive
 
La formation sportive qui est la base de tout développement sportif, bien que
considérée comme prioritaire, elle fut très mal encadrée, les actions initiées n’ont pas été suffisamment muries, et n’ont pas donné les résultats escomptés, et c’est pour parer à cette insuffisance que la loi n°13-05 du 23 juillet 2013, considère la formation comme une composante essentielle et prioritaire de la politique nationale du sport et qui constitue une activité d’intérêt général.
 
La formation ne peut se faire en dehors d’un cadre institutionnel organisé, et
dans un objectif précis et déterminé, mais qui était réduite à sa plus simple
expression, elle est désormais orientée, en plus de l’acquisition du savoir, vers la
préparation aux métiers du sport, la préparation des jeunes talents, la formation
de l’encadrement.
 
L’existence de viviers non exploités jusqu’alors en raison de l’absence d’un
outil de détection et d’orientation a été préjudiciable à plus d’un titre au sport
national, ainsi et afin de palier à cette insuffisance, la nouvelle loi a institué la
commission nationale du sport d’élite et de haut niveau et de détection des
talents sportifs, installée récemment.
 
La formation des jeunes talents, représente le substrat de base sur lequel repose
la politique sportive nationale, elle s’articulera désormais sur quatre paliers la
préparation de base, la spécialisation, le perfectionnement, la maîtrise et la
qualification, ainsi ces jeunes talent pourront bénéficier d’avantages liés à la
gestion de leur cursus scolaires et universitaires tels que l’aménagement des
programmes d’enseignement et l’allongement, des cycles d’études, bourses de
formation, de préparation et de perfectionnement sportifs à l’étranger et du
report, le cas échéant, de leur incorporation au service national etc.
 
La formation précitée, doit être soutenue par la formation d’un encadrement
administratif, technique, pédagogique et de management, apte à assurer le
transfert des connaissances acquises, cette formation de l’encadrement ne saurait
se faire en dehors d’établissements spécialisés assurant une formation de qualité.
  
 
 
Lutte et contrôle antidopage, un impératif pour la sauvegarde de l’éthique et des valeurs éducatives du sport
 
L’introduction de dispositions de lutte contre le dopage, s’inscrit en droite
ligne avec la convention internationale contre le dopage dans le sport adoptée
le 19 octobre 2005 par L’UNESCO, ratifiée par l’Algérie en date du 29
décembre 2006.
 
Par cette convention les Etats signataires, se sont déclarés préoccupés par les
comportements non éthiques, en particulier par le dopage dans le sport, et ont
décidé à prendre des mesures concertées.
 
C’est dans ce cadre que la nouvelle loi considère la lutte et le contrôle
antidopage comme un impératif pour le bon déroulement des manifestations
sportives, la protection de la santé des sportifs ainsi que la sauvegarde des
principes éthiques et des valeurs éducatives du sport.
 
La création de l’agence nationale antidopage chargé de coordonner et de mettre
en œuvre les contrôles antidopage des sportifs en et hors compétitions,
constitue une preuve de la ferme volonté de lutter efficacement contre ce fléau.
 
Les sanctions contenues dans la nouvelle loi (100.000 DA à 500.000 DA),
contre celui qui détient sans raison médicale justifiée une ou des substances ou
méthodes interdites, qui s’oppose aux mesures de contrôle des agents ou qui ne
respecte pas les décisions disciplinaires d’interdiction de l’agence nationale
antidopage, constituent un outil de dissuasion, susceptible de réduire le recours
à ces méthodes qui nuisent aux règles d’éthique et à l’esprit de la saine
compétition.
 
 
La prévention et la lutte contre la violence dans les infrastructures
sportives ; responsabilité de l’Etat, des collectivités locales et des acteurs du mouvement sportif.
 
La violence est devenu de nos jours un phénomène de société et touche
pratiquement la majorité des infrastructures sportives qui sont à l’origine un
espace de spectacle et de faire Play, sont devenus des lieux pour la manifestation
de comportements agressifs graves et nuisibles pour la pratique sportive, et qui
doit être éradiquée par divers moyens.
C’est dans cet esprit que la nouvelle loi a fait de la prévention et la lutte contre
la violence dans les infrastructures sportives lors ou à l’occasion du déroulement
des manifestations sportives, son credo. L’Etat, les collectivités locales et les
acteurs du mouvement sportif, en assument la responsabilité.
 
L’introduction pour la première fois de dispositions pénales (emprisonnement et
amende) contre les auteurs des actes de violence, ou d’actes favorisant ou
incitant à la violence, représentent un signal fort à tous ceux qui ont fait des
enceintes sportives des arènes où tous les dépassements sont permis.
 
Des sanctions financières sont aussi prévues contre les organisateurs des
manifestations sportives qui n’ont pas pris les mesures en matière de prévention
et de lutte contre la violence, ainsi que les dirigeants des club sportifs lorsqu’il
est établi que les actes de violence et les actes de destruction sont de leur fait.
 
 
Une ferme volonté de lutte contre la corruption.
 
Bien que non citée d’une manière explicite, la corruption dans le sport est
devenue une réalité, elle traduit le déclin des valeurs sportives, elle se présente
sous différentes formes, mais l’objectif demeure la même à savoir la
modification du déroulement d’une compétition ou manifestation sportive en
violation des règlements et normes sportifs, autrement dit « la manipulation des
matches » en contrepartie de présents, des dons ou tous autres avantages
matériels et financiers.
 
Les sanctions pénales prévues dans la nouvelle loi, généralisées contre le joueur
l’entraîneur, l’arbitre, le jury, l’organisateur, le dirigeant sportif bénévole élu, le
dirigeant de société sportive commerciale, le manager ou le personnel
d’encadrement sportif, sont susceptibles de réduire un tant soit peu ce
phénomène qui semble prendre de l’ampleur en l’absence de mesures
coercitives.
 
 
Le contrôle ;pour une moralisation de la gestion des deniers destinés au mouvement sportif
 
L’Etat demeure le principal pourvoyeur de fonds du mouvement sportif national,
le caractère public des deniers destinés à la promotion et au développement du
sport, justifie le fait qu’il soit sous l’œil vigilant de l’Etat.
 
Certaines dispositions de la loi, visent la lutte contre certaines pratiques
contraires aux stipulations des conventions signées entre le Ministère de la
jeunesse et des sports et les récipiendaires des subventions de l’Etat, traduisent
l’intransigeance de l’Etat à lutter efficacement contre toute dérive affectant les
deniers publics.
 
Ainsi, sera interdit tout transfert d’une subvention publique accordée à un club
sportif amateur vers un club sportif professionnel.
 
Cette disposition a donné ses fruits dans le sens où son application a valu aux
dirigeants d’un club sportif professionnel des sanctions pénales et civiles
exemplaires, cet arrêt de la justice constitue un cas de jurisprudence.
 
Aussi, il est interdit le changement de destination par toute structure
d’organisation et d’animation sportive d’une subvention publique de l’Etat ou
des collectivités locales sans l’accord express de l’administration chargée des
sports .
 
 
Soixante quinze textes d’application ; un arsenal juridique au service du sport
 
La valeur et la portée de la loi ne se mesurent pas par son seul contenu, mais se
Mesurent par la capacité de son application et son adaptation aux différentes
situations, et ce par la traduction de ses principales dispositions en des textes
réglementaires couvrant tous les aspects de son domaine.
 
C’est pour cette raison qu’il est prévu la promulgation de pas moins de soixante
quinze textes d’application dans un délai qui ne saurait dépasser une année, afin de voir ses effets que nous souhaitons positifs sur l’organisation et le
développement des activités sportives et physiques.
 
                                                                                     CHAALAL MOULAY
                                                                                   Inspecteur général

vendredi 11 octobre 2013


Tu seras un homme,mon fils


Voici le célèbre poème “If-” de Rudyard Kipling (1910) traduit de l'anglais par André Maurois (1918). 
Ce texte n'est pas écrit par un homme, mais il a été inspiré à un homme. 

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie 
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, 
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties 
Sans un geste et sans un soupir ; 

Si tu peux être amant sans être fou d’amour, 
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre, 
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, 
Pourtant lutter et te défendre ; 

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles 
Travesties par des gueux pour exciter des sots, 
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles 
Sans mentir toi-même d’un mot ; 

Si tu peux rester digne en étant populaire, 
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois, 
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère, 
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ; 

Si tu sais méditer, observer et connaître, 
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur, 
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, 
Penser sans n’être qu’un penseur ; 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage, 
Si tu peux être brave et jamais imprudent, 
Si tu sais être bon, si tu sais être sage, 
Sans être moral ni pédant ; 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite 
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, 
Si tu peux conserver ton courage et ta tête 
Quand tous les autres les perdront, 

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire 
Seront à tous jamais tes esclaves soumis, 
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire 
Tu seras un homme, mon fils.

jeudi 10 octobre 2013


Global Warming; are the African victims or guilty ?

CHAALAL MOULAY
Global warming represents a major concern because of its effects on life on earth. The increase of temperature has been significant in recent years, which are considered the hottest; they recorded peaks, never equalled, particularly the years 1991, 1995.1998.

If the earth has experienced warming in the past these were due to natural causes, such as solar activity, astronomical factors etc. But today they are due mainly to anthropogenic activities, that is to say they are man-made. The phenomenon of global warming is characterized by an atmospheric concentration of greenhouse gases such as carbon dioxide (CO2), methane (CH4), nitrous oxide (N2O), the causes of these concentrations are directly related to the industrial revolution, as well as various human activities.

the consequences of global warming affect all countries of the planet and the negative impacts are sometimes catastrophic and shared by everyone, but are supported more by the poorest because more vulnerable, especially as their capacity to adapt to changes is minimal, if any, whose livelihoods often depend on resources depending on the climate, the fact remains that the responsibility can’t be shared in the same way.
Indeed, the development known by the Northern Hemisphere during the last century has completely changed the chemistry of the atmosphere, and led to irreparable damage to the environment and the West has built its welfare not only at the expense of the earth, but also at the expense of the inhabitants of other continents, who bear the consequences, without receiving the benefits. Negative impacts of this climate change on poor countries, especially African countries are beginning to be felt, they are characterized by:
- A decrease in rainfall leading to a significant reduction in water resources and shortage of drinking water.
- An accentuated desertification and land degradation;
- A fragile ecosystem
- A change in the traditional agricultural calendar and the shortening cycle plant, causing a decrease in agricultural production;
- An increased degradation of forests,
- Periods of drought longer;
- Threats of floods; - A deterioration of the health of populations, due to a faster spread of infectious factors.

But more importantly, the exodus of millions of people to the north, causing waves of refugees, with its corollary; diseases, famines, plagues, etc.
Africa is a continent rich in natural resources, including minerals, biodiversity, forests, fauna and flora, fish resources and water, it also provides the largest tropical forests, and the second largest lake of fresh water by its size. Agriculture remains the primary source of livelihood for more than 60% of Africans.

Although Africa contributes only a small part in global production of greenhouse gases estimated at less than 3% of total carbon dioxide emissions. It remains the poorest continent and the most threatened by the phenomenon of global warming, whose consequences were not made to wait, so periods of acute drought occur, such as tropical forests, that no one would deny their role in global regulation of climate is being deteriorating, rivers are bogged down, depleted natural resources, plant and animal species are dying, entire populations are displaced, poverty is widespread, more than 50% of Africans live below the poverty line, more than 30% suffer from malnutrition, less than 50% of the population has access to drinking water.

Conflicts in some regions of Africa aggravate further undermine its already precarious situation.

The vulnerability of Africa to the impacts of climate change, growing more and more, and threatens an entire continent, in total disregard of the international community, the few sporadic actions initiated by international bodies, or returning to the Action Plan of the Environment Initiative of the New Partnership for Africa's Development “NEPAD”, do not leave the framework of temporary solutions or remedies which tend to calm down instead of cure, even more they serve to promote much more the diplomatic and media images of their founders, than the rescue of a continent that sank into the maze of the unknown, these actions should be placed in the case of good intentions but no more.

Despite the seriousness of the situation, some enlightened still discuss of the quite absurd relationship between poverty and climate change and the influence of one over the other. Some believe that it is poverty that affects the climate change and not the contrary, that the poor survive by trying to use models of exploitation of natural resources that threaten ecosystems and biodiversity and therefore contribute to the accentuation of the phenomenon of global warming, but by forgetting that poverty is ultimately a result of massive exploitation, not considered and unfair of natural resources of Africa, drawn by colonial powers in the past of one hand, and industrialization all over the place and the adverse impacts that know no borders, on the other.

Are the African countries condemned to pay the heavy bill in place of the developed countries, and what development models will they adopt? The search for solutions to stem poverty, is it compatible with the principles of preserving and protecting the environment? This is possible, but must go through the quest for sustainable development that can respond to these questions, which encompasses both poverty reduction and environmental conservation, but remains dependent on the will of the international community, and especially the developed countries to recognize their responsibility in the first place, to move beyond good intentions and focus on the effective implementation of programs and actions likely to revive if only a glimmer of hope for a brighter future for the poor by eliminating more sacrifices because, It is also important that the Africans must know that continue to wait for the alms of the West will eventually make them accomplices, not victims.
                                                                                         By CHAALAL MOULAY

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mardi 8 octobre 2013

Les fondements de la relation MJS /Fédérations sportives nationales

Les fondements de la relation MJS /Fédérations sportives nationales
 (Contribution de M. l’Inspecteur Général/ M. CHAALAL Moulay)
 
 L'éducation physique et les sports, constituent un facteur important pour la promotion sociale et culturelle de la jeunesse et le renforcement de la Cohésion sociale, il appartient à l’Etat d’en déterminer la politique de leur promotion et leur développement et d’en assurer  la régulation et le contrôle.
 
La promotion du sport est l’une des missions que l’Etat doit assurer en toute circonstance ,dans le but de satisfaire un besoin d’intérêt général, par le biais du ministère chargé des sports, mais ne revêtant pas un caractère régalien, cette mission peut être transférée au profit des associations sportives nationales, reconnues d’utilité publique, qu’elles assurent par délégation, au nom de l’Etat.
 La reconnaissance d’utilité publique, une prérogative du ministre chargé des sports
La liste des fédérations sportives nationales reconnues d’utilité publique et d’intérêt général est fixée par arrêté du ministre chargé des sports.
 
La reconnaissance d’utilité publique et d’intérêt général, est accordée par le ministre, sur la base de critères très précis, liés notamment au caractère de la discipline sportive, à l’audience et l’intensité de ses activités, à l’importance de ses effectifs, et aussi à son impact social et culturel.
 
 La délégation ; clé de voute de la relation MJS/Fédérations
La délégation est l’acte par lequel le ministre chargé des sports délègue à la fédération sportive nationale reconnue d’utilité publique et d’intérêt général l’exercice de tout ou partie des missions de service public.
 
Cette délégation ne peut donc être donnée qu’aux fédérations sportives nationales reconnues d’utilité publique et d’intérêt général, qui leur confère certaines prérogatives, notamment ; l'éducation de la jeunesse, la promotion du fair-play, la protection de l'éthique sportive et le renforcement de la cohésion et de la solidarité sociale.
 
La délégation, ne peut nullement être traduite comme un blanc seing de l’Etat au profit des fédérations, car  le délégant (Etat) demeure détenteur de toutes ses prérogatives. Ses relation avec le délégataire (la fédération)obéissent aux lois et règlements en vigueur et s’inscrivent dans un cadre définissant les  responsabilités mutuelles et garantissant le respect des règlements nationaux et internationaux.
La délégation est assortie,   pour   ce   qui   est   de sa  mise en  œuvre, de  moyens  financiers,  humains  et matériels. 
 
Le versement des aides de l’Etat se fait sur la base  de conventions d’objectifs qui précisent les actions particulières que les fédérations s’engagent à conduire, à la demande du ministère, dans le cadre de leur mission de service public.
Ces conventions  sont des contrats négociés, qui fixent pour les fédérations, les objectifs techniques annuels et pluriannuels à atteindre et les conditions de l’utilisation et du contrôle des subventions octroyées.
Elles sont l’outil de base du partenariat entre l’Etat et les fédérations sportives. Elles concrétisent la volonté d’engagement du ministère chargé des sports et de ses partenaires associatifs pour une participation commune à la mission de service public de développement des activités physiques et sportives.
 
Les relations entre les fédérations sportives régies par la loi  relative aux associations et l’Etat s’inscrivent  donc essentiellement dans le cadre du respect des termes de la convention d’objectifs pluriannuelle et d’une veille administrative assurée par l’administration. La capacité d’intervention de l’Etat résulte aussi de la faculté qui lui est  reconnue, en cas de manquements graves et répétés d’une fédération, de prononcer un retrait de la délégation accordée à celle-ci.
Ce retrait peut être effectué à tout moment dès lors que des manquements graves sont constatés tels que:
La non-conformité des statuts et des activités de la fédération avec les lois et règlements en vigueur,
De violation des lois et règlements en vigueur par les dirigeants de la fédération,
D’atteinte à l’ordre public ou à la moralité publique,
De dissensions graves entre les membres de la fédération, empêchant son fonctionnement et/ou entravant ses activités,
De non-respect des programmes et objectifs de la politique nationale du sport, notamment en matière de développement de la discipline,
De dysfonctionnements graves dans la gestion de la fédération,
Le retrait de la délégation, conduit à la suppression ou la suspension des financements et aides de l’Etat et des collectivités locales jusqu'à ce que le bureau et l’assemblée générale de la fédération aient levé les réserves ayant induit ledit retrait.
 
La délégation accordée par le ministère a pour corollaire un pouvoir de contrôle exercé par l’Etat ,car les fédérations sont comptables devant l’Etat, elles sont tenues de présenter leurs bilans ainsi que tous documents se rapportant à leur fonctionnement sur toute réquisition de l'administration chargée des sports qui a la faculté, en cas de manquements constatés, de procéder à son retrait.
 
Mieux appréhender la notion d’autonomie 
Toutefois, et nonobstant cette disposition, les textes régissant les fédérations disposent clairement que ces dernières exercent en toute indépendance et  gèrent  leurs activités  en  toute  autonomie  et  assurent  leur mission  de service  public  dans  leurs  disciplines respectives conformément aux lois et règlements en vigueur.
 
Cette autonomie, est toutefois relative, car malgré la difficulté de l’exercice de la tutelle de l’Etat sur des fédérations fondées sur le principe électif, Le retrait de l’agrément est effectivement un moyen de dissuasion efficace aux mains de l’Etat.
 
Les dirigeants reprochent au ministère, par méconnaissance des règles relatives à la gestion des deniers publics, le non respect de leur autonomie consacrée par leur statuts, et ce par son immixtion dans la gestion lors de ses opérations de contrôle. 
 
Ce reproche ne tient pas compte du fait que les financements des fédérations proviennent en grande partie, sinon en totalité du budget de l’Etat, dont la gestion obéit à des règles strictes et rigoureuses, que les  dirigeants feignent de ne pas observer, sous prétexte de l’autonomie et de leur statut qui relève du droit privé.
 
Le caractère public des deniers que les fédérations gèrent, ne peut en aucun cas muter vers un caractère privé, et doit demeurer sous l’œil vigilante de son ordonnateur primaire, en la personne du ministre.
 
Les dirigeants des fédérations doivent rendre compte annuellement de l’utilisation de la subvention publique, par le biais d’un compte d’emploi qui retrace d’une manière fidèle toutes les dépenses effectuées.
 
Même l’argent du sponsor, peut faire l’objet d’un contrôle de l’Etat, dés lors que les sommes qui y sont consacrées sont admises en déduction pour la détermination du bénéfice fiscal de l’entreprise donatrice, ce qui peut être assimilé à une participation indirecte du trésor public au financement des fédérations. 
 
Le fait de rendre des comptes n’entache en rien l’autonomie de gestion interne de la fédération, dont l’assemblée est souveraine dans toutes ses décisions, pour peu qu’elles soient conformes aux lois et règlements en vigueur.
 
L’intervention du Ministère, ce « mal » nécessaire
Les missions de service public et d’intérêt général conférées aux fédérations, pourraient en l’absence de l’intervention de l’Etat ne pas être considérées comme prioritaire par les instances dirigeantes, c’est pour cette raison que la présence de l’Etat à travers les conventions d’objectifs est primordiale, sa contribution financière a une fonction incitative et vise à exercer un effet de levier pour mettre en œuvre les missions de service public et d’intérêt général.
 
La présence de l’Etat est aussi confirmée par la mise à disposition des infrastructures avec tous les frais inhérents à leur entretien et maintenance, et  de personnels administratif et technique, qui en plus de l’apport en expertise sportive, assurent la mise en œuvre des orientations prioritaires de l’Etat dans le domaine sportif et contribuent à garder une cohérence entre les objectifs sportifs  des fédérations et les orientations des politiques publiques en matière de sport, qui peuvent parfois être contradictoires.
Malgré la détraction vis-à-vis de l’intervention de l’Etat, cette intervention demeure un garant de l’implication des fédérations dans l’accomplissement des politiques publiques, qu’elles ont tendance à ignorer lorsqu’elles ne convergent pas avec leurs objectifs propres.
 
L’intervention de l’Etat n’est nullement incompatible avec l’autonomie, mais pour affirmer son engagement au respect de cette autonomie, le ministère à retiré ses experts désignés au sein de l’assemblée générale, dont le nombre pouvait atteindre 30% de sa composante totale.
 
L’expérience du mandat passé, caractérisé par l’absence totale de résultats est une conséquence de la fragilisation de la relation qui lient les deux parties, induite tantôt par l’incompréhension des prérogatives des uns et des autres, tantôt délibérément, ce qui a conduit dans certains cas à un gel de l’activité et à la prédominance d’un climat malsainayant engendré des conflits d’intérêts qui ont dépassé le seuil du tolérable, ce qui n’a pas été sans conséquences sur le développement de certaines disciplines.
 
Nécessité d’un raffermissement de la relation, pour un nouveau départ
Partant de ce constat peu reluisant, et dans le but de relancer sur des bases solides la politique sportive nationale, le ministère se doit de restituer toutes ses prérogatives que lui confèrent la loi et les règlements, ainsi que son rôle de régulateur ,c’est ainsi que les prochaines conventions d’objectifs doivent être négociées à partir du projet pluriannuels effectifs, avec des objectifs bien déterminés, ainsi que d’une définition des relations sur la base d’une charte de bonne gouvernance et de partenariat.
 
Aussi, les subventions doivent être concentrées sur certaines actions particulièrement structurantes, soumises à une évaluation sur la base d’indicateurs préétablis, doublée d’un suivi permanent de l’utilisation des fonds et le strict respect des dispositions législatives et réglementaires, ainsi que des termes des conventions.
 
A leur tour ,les fédérations doivent s’engager à orienter leurs actions en fonction des besoins du mouvement sportif national, notamment vers des axes  prioritaires tels que la mise en œuvre  d’actions favorisant la découverte  et la promotion du sport au profit notamment des publics qui en bénéficie le moins,la massification de la pratique du sport, la formation, la prise en charge du sport d'élite et de haut niveau, l’accueil d’évènements sportifs internationaux ayant un impact positif pour le sport national,en plus d’une  représentation honorable de la nation dans les joutes sportives internationales.
 Chaalal Moulay
 Inspecteur Général du MJS
Ecrire à M. l'Inspecteur Général à l'adresse mail: contact@mjs.dz

lundi 4 avril 2011

Desertec,the sun of allah to the rescue of europe


Desertec, the sun of Allah to the rescue of Europe

CHAALAL MOULAY


translated by European Parliament


Recognizing the limits of its capabilities to meet the growing electricity demand of its people in the near future, Europe is beginning to worry about its energy security, and seems to have found the sesame, the magic solution to this problem. This emerges from the analysis of the Club of Rome, called Desertec, for which he was taken to the creation of a foundation under the same name. Based on the idea that humankind will need by 2050 three land to cover its resource requirements, and the deserts of the world receive 6 hours of solar energy than it consumes humanity in any one year, the initiators of Desertec plan to capture solar energy from deserts of MENA (Middle East and North Africa) and send it by submarine cables at the bottom of the Mediterranean to supply at least 15% of Europe’s needs for electricity without CO2 2050. For an investment of close to $ 500 billion. Desertec The project is promoted by the German Government, adopted by the European Union and supported by a few personalities and businessmen from Middle East and North Africa. They argue that the answer to a possible energy crisis lies in the need for cooperation between the desert countries, countries with energy needs, and countries with technical skills. Objective: To enable the completion of this project which seems at first glance based on a screenplay of science fiction. Described as chimeric and dreams of children by its critics, the project seems take the path, already with the creation of a consortium of German companies and the signing of a Memorandum of Understanding for the establishment of a consultancy Desertec responsible for the establishment of structures in charge of the project , development of business plans and seeking funding. The project’s originality lies in its consistency, and the means of its realization. Indeed it is the making of hundreds of generators, equipped with thousands of huge mirrors, which reflect sunlight to the giant towers filled with a heat transfer fluid. Once heated, it turns turbines to produce steam that it seems billions of watts of electrical energy to be finally carried by submarine cable and distributed to all countries of the European Union . Its proponents argue that they also plan to meet the demand of over 90% of the world’s population lives within 3000 kilometers of desert regions, because they believe that the necessary technologies already exist and have been tested. Desertec would, according to its promoters, the assurance of energy security in the countries of Europe, Middle East and North Africa. Prospects for growth and development for the latter, thanks to huge investments to be made, in addition to guaranteeing the future supply of drinking water in these arid countries, through the use of surplus energy in plants Desalination of seawater And as icing on the cake, reducing carbon emissions and thus contribute to international efforts against global warming. Concrete or utopian Desertec sows confusion in the scientific, economic, and environmental, as well as tested on a small scale, some scientists doubt the possibility of its success in large scale. For equip 40 million km2 of desert surfaces in solar thermal power plants have fields of parabolic collectors or collectors, and then transported under the sea of ​​billions of watts of electricity over thousands of miles of transmission lines with DC high tension, with all that equipment as it takes, is the scientific prowess. Economists for their part, question the economic efficiency of the project and believed that the production cost would deter more than ay join. Because given the exorbitant cost of the investment, estimated at over $ 500 billion (not including any fees that are grafted on the way), the kWh cost, with optimistic estimates, more than double the same kWh produced from fossil fuels. Moreover, nothing is certain about the cost of investment, even in the long term, due to extreme conditions of the desert, it seems, are not included in cost calculations production. This leaves a doubt about its economic viability. Some environmentalists argue against the project, although Greenpeace has joined from the beginning, and think that despite its advantages in reducing CO2 emissions in Europe, it has many inconveniences for the environment and can have dramatic consequences on the health of indigenous peoples. Besides its adverse effects on landscape aesthetics. European Skeptics, in turn, think that linking its energy security of countries considered, rightly or wrongly, unstable and volatile, would give the an opportunity for them to make them sing at the slightest jolt policy, and energy to defeat every mood swing of their leaders. The case of Russia with Ukraine on gas supplies, is a perfect example. Generating electricity from the sun is a noble idea in itself because it represents, at least for now, an appropriate solution to a shortage of fossil fuels in the years to come. But it remains to ask whether there is a real will to achieve it, according to the reasons and according to standards which respect the environment and the sovereignty of countries. Or conversely, whether it will happen according to standards that would meet ulterior motives, amid a war of technology leadership between Germany and France, by French nuclear energy and renewables German intermediaries. For their part, some thinkers in the South talk about a new concept that has emerged under the name of eco-colonialism. It is strongly defended by them, seeing this as an edition of colonialism in a green form softer. And they wonder whether it is fair to seek the comfort of Europeans in the desert, on account of the southern populations: a sort of “robbing Peter to pay Paul.” But what the most intriguing in this project, having been prepared in the absence of key players, namely producing countries. Because apart from the few personalities who have signed beliefs or personal interests, and whose act of accession does not in any way their country, no southern state has been associated with in a formal preparations for the project. As if preparing for a wedding without the groom, since the implementation of the project under international law, which can not be achieved without the voluntary participation of the various protagonists. Also, the voluntary blackout a more serious problem, namely the position of indigenous people, ancient owners of the desert, make legitimate question whether the project initiators have sought the advice of his past that bear only the negative consequences of the project, and would be completely transformed their natural environment. They actually represent the Gordian knot of the project and without them, the mirage Desertec will cause its promoters later in the vastness of the desert. Chaalal moulay



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